Face aux bouleversements climatiques et aux risques croissants liés à l’eau et aux ressources, l’EPA Bordeaux Euratlantique fait le choix d’une ville qui s’adapte, plutôt que d’une ville qui résiste. En réintégrant le cycle de l’eau dans la fabrique urbaine, l’Établissement transforme une contrainte en levier de résilience, de biodiversité et de qualité de vie.
Un territoire façonné par la Garonne
Située au cœur de la zone de crue de la Garonne, certaines constructions de l’OIN sont directement exposées aux risques d’inondation. Des périodes de sécheresse et de canicule de plus en plus intenses alimentent les îlots de chaleur et modifient la flore locale. L’eau étant le facteur commun de ces évolutions, c’est par elle que la ville résiliente prend son sens.
L’EPA Bordeaux Euratlantique intègre ces risques en engageant une démarche urbaine fondée sur un lien renouvelé avec le fleuve. Cette approche, à la fois sensible et systémique, reconnaît la Garonne comme un acteur majeur du territoire, autour duquel structurer la ville de demain.
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S’adapter au climat par la gestion de l’eau
La ville de demain doit faire face à des épisodes climatiques plus extrêmes : pluies intenses, sécheresses prolongées, montée du niveau des océans, augmentation des températures.
L’EPA Bordeaux Euratlantique intègre ces nouveaux paramètres dès la conception de ses projets, pour rendre les quartiers plus résilients face aux aléas.
En tant qu’aménageur, l’EPA Bordeaux Euratlantique est soumis au Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI) : ses projets ne doivent en aucun cas aggraver les risques, voire au contraire contribuer à les réduire. L’Établissement développe ainsi des aménagements capables de réguler les eaux de surface, de limiter les transferts d’eau en période de crue, et de préserver des zones d’expansion naturelle.
À noter que la compétence GEMAPI (Gestion des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations) est exercée par Bordeaux Métropole, qui aménage sur les bassins versants, entretient les cours d’eau, surveille et entretient les ouvrages, protège et restaure les zones humides. L’action de l’EPA Bordeaux Euratlantique s’inscrit donc en complémentarité de cette gouvernance.
La reconquête du cycle naturel de l’eau
Pendant des décennies, les villes ont cherché à canaliser, évacuer, voire faire disparaître l’eau. L’EPA Bordeaux Euratlantique s’est emparé de la question de l’eau pour l’intégrer à la conception des espaces publics et des programmes immobiliers, à l’exploitation des bâtiments et à la vie des quartiers : remettre l’eau à ciel ouvert, restaurer les continuités écologiques et reconnecter les milieux naturels.
Les actions mises en œuvre :
- Reconquête des esteys (anciens petits cours d’eau) et des zones humides qui ont été largement remblayés et canalisés au XXe siècle ;
- Création d’une trame bleue, maillage d’espaces en eau qui soutient la biodiversité et rafraîchit la ville ;
- Séparation des réseaux d’eaux pluviales et usées pour limiter les rejets et alléger les infrastructures, conformément à la législation.
Préservation de la ressource
Dans un contexte de raréfaction de la ressource, chaque goutte d’eau compte. La préservation des ressources constitue l’une des orientations principales de l’OIN et l’EPA Bordeaux Euratlantique encourage une gestion responsable de l’eau à toutes les étapes du projet urbain. Cela passe par :
- L’eau de pluie n’est pas envoyée vers les canalisations : recueillie sur les toitures et dans les espaces publics, elle rejoint les noues et espaces en creux qui forment la trame bleue. Elle peut participer directement à la création de milieux humides (exemple : le jardin de l’Ars).
- L’eau est mise au service des espaces publics et réciproquement : la fraîcheur et l’ombrage apportés par une nature partout présente réduisent les pertes par évaporation.
- Afin de restreindre l’arrosage, les concepteurs des espaces publics sont orientés vers des espèces végétales peu exigeantes (exemple : les plantes du parc aux Angéliques ont été choisies pour leur capacité à capter et retenir l’eau).
- Les alternatives à la consommation d’eau potable sont systématiquement recherchées : l’arrosage des espaces verts peut faire appel à l’eau de pluie et des eaux grises (exemple : dispositif Phyte’up dans le bâtiment Greenside) ou des forages d’eau non potable (exemple : forage pour le parc aux Angéliques)
Dernière mise à jour : 29 août 2025