Le secteur du bâtiment est un levier majeur pour réduire l’impact écologique des villes. L’EPA Bordeaux Euratlantique s’engage en conséquence en faveur de nouvelles manières de bâtir dans une logique de travail collaboratif avec les acteurs du territoire. Chaque programme devient ainsi le fruit d’un échange approfondi, faisant émerger de nouveaux standards environnementaux et garantissant la qualité d’usage et l’intégration urbaine.
Réduire l’impact environnemental des chantiers
Selon la feuille de route de décarbonation de l’aménagement, les chantiers représentent environ 5 % des émissions de gaz à effet de serre d’une opération d’aménagement.
L’EPA Bordeaux Euratlantique agit pour en limiter les effets, en imposant des règles strictes visant à réduire les nuisances (bruit, pollution, déchets) et à améliorer le cadre de vie des riverains. Il encourage des méthodes de construction plus sobres, comme la construction hors site ou l’utilisation du bois, et veille à une logistique optimisée et une bonne coordination entre tous les acteurs du chantier. Ces efforts permettent de réduire l’empreinte carbone tout en facilitant la cohabitation avec le tissu urbain existant.
Des exigences environnementales élevées
Dans la continuité de son action sur les espaces publics, l’EPA Bordeaux Euratlantique prescrit et encourage un haut niveau de performance environnementale pour tous les projets immobiliers. Sa stratégie environnementale est structurée autour de trois grands principes : la performance énergie/carbone, le confort d’usage, la renaturation.
Concrètement, ces principes visent :
- l’usage de matériaux durables (biosourcés, géosourcés, bois), le réemploi de ressources, et le développement des énergies renouvelables ;
- la création de bâtiments confortables et durables, pensés pour le bien-être des habitants (qualité de l’air, isolation thermique et acoustique, lumière naturelle, conception bioclimatique) ;
- une nature mieux intégrée grâce à des objectifs ambitieux de végétalisation et à la préservation des sols, de la biodiversité et des éléments existants (végétaux, mais aussi bâtis).
Inscrites dans les contrats, ces exigences sont déterminantes dans le choix des porteurs de projet et sont ensuite travaillées avec les opérateurs au cas par cas.
Faire du réemploi une pratique courante
Réutiliser les ressources disponibles sur site devient un réflexe. Les opérations font systématiquement l’objet d’un diagnostic ressources, afin d’identifier les matériaux, terres ou éléments bâtis (en provenance du site ou d’un autre chantier) pouvant être réemployés. Cette approche valorise le « déjà-là », réduit les déchets et crée des synergies avec les acteurs locaux, notamment ceux de l’économie circulaire.
Encourager l’expérimentation
À l’échelle des lots, les opérateurs sont incités à innover autour de quatre thématiques ayant un impact sur les usages :
- les mobilités durables (réversibilité des parkings, autopartage...),
- la gestion durable de l’eau (récupération, réutilisation, économies),
- l’évolutivité des bâtiments (modularité, changement d’usage),
- l’agriculture urbaine (potagers partagés, circuits courts).
L’EPA encourage l’innovation et travaille avec les acteurs pour que les programmes trouvent l’équilibre entre ambition environnementale et qualité urbaine, ce qui peut, dans certains cas, donner droit à des avantages.
Favoriser la production d’énergies renouvelables
Bien qu’elle ne relève pas directement des compétences de l’EPA, la production d’énergie renouvelable constitue un levier majeur de décarbonation des quartiers et des territoires en général.
Historiquement fondée sur le déploiement du réseau de chaleur urbain métropolitain, auquel les constructions des ZAC sont systématiquement raccordées, lui-même alimenté par des énergies renouvelables, cette stratégie tend aujourd’hui à se diversifier, en partenariat avec les collectivités. Deux axes principaux sont explorés pour compléter ce socle :
- L’exploration du potentiel photovoltaïque de l’OIN, afin d’identifier les surfaces propices à l’installation de panneaux solaires et favoriser une production locale ;
- Le déploiement de réseaux de froid, à travers l’étude de solutions de rafraîchissement urbain basées sur des échanges avec la Garonne.
Dernière mise à jour : 29 août 2025