La mise en place de l’Opération d’Intéret National Bordeaux Euratlantique doit rendre effectives la définition et la mise en œuvre sur ce territoire d’un projet d’avenir cohérent, lisible et partagé permettant l’émergence d’une nouvelle centralité d’agglomération et participant d’une ambition nouvelle et d’un positionnement européen de la métropole bordelaise.

Un projet levier de l’attractivité métropolitaine

Classée au 39ème rang des villes européennes, la métropole bordelaise revendique l’ambition d’atteindre progressivement le 20ème rang en 15-20 ans. L’Opération d’Intérêt National Bordeaux Euratlantique sera un accélérateur de cette métropolisation en confortant et en développant ses fonctions d’échanges, de commandement et d’innovation. Elle sera aussi, en tant que projet fédérateur de l’agglomération, un des vecteurs principaux de l’image et de la notoriété de la métropole en France et à l’étranger.
Attractivité économique et attractivité résidentielle seront les deux moteurs de la future métropole millionnaire à vocation européenne.

Le centre d’affaires de la métropole millionnaire

L’agglomération bordelaise a maintenant de nouveaux atouts pour entrer dans la cour des grandes métropoles : agglomération millionnaire, tramway reliant les différents territoires centraux, labellisation de pôles de compétitivité, ville embellie, future agglomération millionnaire à terme. La connexion de Bordeaux à l’Europe par la grande vitesse ferroviaire, le rapprochement avec Paris et la possibilité de mise en résonance de Bordeaux avec les métropoles de Toulouse et Bilbao seront des avantages compétitifs supplémentaires non négligeables. Pourtant, ils ne seront pas à eux seuls décisifs pour faire de Bordeaux une métropole européenne. C’est pourquoi il est indispensable que soient énoncés et mis en œuvre une stratégie de développement claire et lisible, un positionnement économique renouvelé et visible, une offre urbaine désirable.
Le projet Bordeaux Euratlantique est l’un des principaux supports de la réussite de cette ambition.

Un centre d’affaires international novateur, tel sera le premier facteur de différenciation de Bordeaux Euratlantique au profit d’une stratégie de positionnement européen. Le projet consistera en effet à proposer en cœur de ville, démarrant en pied de la gare TGV et profitant de son attrait et de ses fonctions, un centre d’affaires tertiaire de 400 000 m² environ.
C’est ainsi un quartier innovant qui se profile, avec un lien fort à la Garonne, des services de transports performants, dans un environnement diversifié, de logements, de bureaux, de commerces de proximité, de squares et d’espaces de vie publique conviviaux, d’hôtels et centre de congrès, d’un pôle nuit… dans une nouvelle centralité de Bordeaux.
Pour attirer des activités exogènes, le projet devra pleinement tirer parti de l’ouverture de l’agglomération sur l’Europe que pourra permettre la connexion de Bordeaux par les LGV. Il devra également inciter à la structuration d’une région de projets autour de Bordeaux, Toulouse et Bilbao. La possibilité d’un espace de coopération pertinent entre les trois métropoles constituera autant d’atouts pour capter investisseurs, porteurs de projets et centres de décisions.

Une nouvelle centralité

La métropole du XXIe siècle sera économe en ressources. L’importance des disponibilités foncières mobilisables à moyen et long termes au sein de l’OIN, située au cœur de l’agglomération, constitue un atout formidable et donne la possibilité de créer un développement urbain durable sur la ville compacte et la qualité de vie qui lui est associée. C’est également une chance à ne pas manquer pour l’agglomération bordelaise qui a connu une longue période d’étalement urbain, au point de voir maintenant l’influence de son aire urbaine se confondre avec le territoire du département de la Gironde.

Au croisement des mobilités lointaines (TGV, TER…) et des déplacements courts (transports en commun, voiture, déplacements doux), le projet d’aménagement acte une nouvelle centralité d’agglomération, qui devra permettre le retour des habitants en ville, amorcée ces dernières années par l’embellie de Bordeaux. Il devra également tenir compte du fait que, au risque de générer un étalement urbain incontrôlable et générateur de difficultés dans la vie quotidienne de leurs habitants, Bordeaux et son agglomération ont le charme de l’espace, de la proximité de la nature et de la campagne, entre forêts de pins, estuaire, océan atlantique, coteaux de vignes… Bordeaux-Euratlantique participera à la réflexion sur la densification et l’intensification de la ville respectueuse de cette respiration urbaine, de cette image de « ville à la campagne » ou de « ville paysages » au cadre de vie agréable qui caractérise l’agglomération.

Intervenir au sein d’un territoire constitué, vivant et déjà en mouvement nécessite également d’assurer une synergie entre l’existant, les différents projets engagés et le devenir des sites mutables, dans une démarche innovante. Il conviendra également que les futurs quartiers et les projets à venir tiennent compte des spécificités et de la complexité des territoires au sein desquels ils s’inscriront : pratiques préexistantes du quartier, caractéristiques sociales et besoins des populations, éléments de topographie, de paysage, de tracés urbains, connexions aux territoires voisins…

Dans la mise en valeur des atouts locaux (équipements, identité paysagère…), la question du patrimoine sera importante, notamment du fait de la proximité du territoire classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle sera gérée non comme une contrainte complémentaire mais comme un atout, dans une relation d’apports réciproques entre le patrimoine et le projet, de relations entre les impératifs de chacun.